Toujours précurseur, ses chansons sur les femmes de la Belle époque bousculent les normes. Les Princesses de la rampe -comme on nommait les femmes artistes - renversent l’ordre établi, dénoncent les inégalités. Yvette Guilbert titre son dernier récital Liaisons et trahisons amoureuses. Comme si elle réglait ses comptes à d’anciennes blessures pour faire la paix avec son passé, mais aussi pour dénoncer la lâcheté de l’homme et le courage de la femme et avancer toujours en direction d’une égalité plus grande entre les sexes, elle continue à lutter contre les préjugés, contre l’endoctrinement de l’apparence et de la beauté. Jusqu’à la fin de sa vie, elle contribue par son travail sans concession à l’émancipation de la femme. Elle meurt à l’hôtel de réfugiés Nègre Coste d’Aix-en-Provence en 1944, un an avant le droit de vote des femmes.

Note d'intention de mise en scène :right

Je veux dire la joie et le plaisir que j’éprouve à travailler avec Nathalie Joly.
Cette collaboration est avant tout un amour que nous avons du cabaret.
Yvette Guilbert est une artiste protéiforme une femme multiple, qui a eu pour but la beauté et l’invention.

Notre travail avec Nathalie s’inspire de la comédie musicale Américaine,
Avec tout ce que cela comporte de Glamour et de sensualité, mais aussi de drôlerie et d’émotions. Si je devais citer un film, ce serait Sunset Boulevard et All that Jazz.

Mettre en lumière et en forme le corps musical et charnel Yvette Guilbert est une gageure en soi. Il faudrait faire trois spectacles.
La bonne nouvelle est que Nathalie Joly en a déjà joué deux.
Celui-ci est le Troisième volet.
Il y a de la constance et de la continuité dans cette quête de dire et de chanter Yvette Guilbert.
Les textes sont en Français le piano aussi.
Et c’est très bien.
La foison du Geste Guilbert est une ode à notre langue.
Elle en a la passion.
Surtout lorsqu’elle est populaire, elle s’exprime se déploie dans nos imaginaires parfois las des raccourcis verbaux.

Il y aura des projections de Yvette/Nathalie chantant, parlant, dansant, jouant.
La vidéo joue le miroir qui nous renvoie les vies de cette femme qui fût et reste une exploratrice de la scène, donc de la vie.

Simon Abkarian

Nathalie JOLY - Parcours :

Poursuivant toujours son exploration du parlé chanté qui inspire son travail, Nathalie Joly crée le troisième volet de sa trilogie d’après Yvette Guilbert dans une mise en scène de Simon Abkarian. Cette création fait suite au succès de "Je ne sais quoi" (1er épisode d’après la correspondance entre Yvette Guilbert et Freud, Coffret CD livre chez Seven doc) et "En v'là une drôle d'affaire" (2ème épisode, CD label France musique). Créés au Théâtre de La Tempête Cartoucherie avec le soutien de la Société des Gens de Lettres de France, de la Société Psychanalytique de Paris et du Freud Museum, ce diptyque a été joué 400 fois dans une quinzaine de pays en quatre langues, accompagné d’une exposition en partenariat avec la SGDL et la bibliothèque de Radio France. « Chansons sans gêne » a été créé au Théâtre de Lenche à Marseille en mai 2015, en coréalisation avec le Théâtre La Piscine-Firmin Gémier à Chatenay-Malabry, l’acb Scène Nationale de Bar le Duc, et le Théâtre de la Tempête.

Nathalie Joly est passionnée par toutes les formes parlées – chantées, à l’origine de ses précédents spectacles : Je sais que tu es dans la salle sur Yvonne Printemps et Sacha Guitry, Cabaret ambulant sur le Théâtre forain, J’attends un navire - Cabaret de l’exil d’après l’œuvre de Kurt Weill, réalisé avec Jacques Verzier, Cafés Cantantes chansons de superstition, Paris Bukarest sur Maria Tanase qu’on nommait l’Edith Piaf Roumaine tous deux mis en scène par Maurice Durozier du Théâtre du Soleil. Elle a créé une trilogie sur Yvette Guilbert "Je ne sais quoi" / "En v'là une drôle d'affaire" / "Chansons sans gêne". Le Musée d’Orsay lui a commandé en septembre 2015 la création " Café polisson " pour l’ouverture de l’exposition « Splendeurs et misères, images de la prostitution en France 1850-1910 », mis en scène par Jacques Verzier. Au Toursky elle a créé " Diseuses " avec de jeunes rappeurs Marseillais, sur l’histoire du parlé chanté d’hier au Rap d’aujourd’hui.

Le projet artistique :

"Chansons sans gêne" est le troisième volet d'une trilogie sur Yvette Guilbert, mis en scène cette fois par Simon Abkarian. Après "Je ne sais quoi" sur sa correspondance avec Freud, et "En v’là une drôle d’affaire" sur la transmission du parlé-chanté, ce troisième volet s’inspire des écrits, interviews, films, émissions, conférences sur la femme et chansons d’Yvette Guilbert lorsqu’elle commence dans la maturité de sa vie une carrière cinématographique éblouissante, peu connue du public d’aujourd’hui, sous la direction de Tourneur, L’Herbier, Murnau de 1924 à 1936. Réfugiée dans le sud avec son mari juif Viennois pour fuir la Gestapo, elle s’installe à Aix-en-Provence et anime des émissions de Radio à Marseille. Loin d’abdiquer et de renoncer à sa jeunesse elle puise sa vitalité en continuant, à contre-courant des stars hollywoodiennes, à s’opposer aux lois de la mode et de l'image, à s’interroger sur les rapports entre création et réalité, sur la gloire et la cruauté du métier d'artiste et s’oppose toujours à la tyrannie masculine exercée sur la femme.

Toujours précurseur, Yvette Guilbert et ses chansons sur les femmes de la Belle époque bousculent les normes. Les Princesses de la rampe – comme on nommait les femmes artistes - renversent l’ordre établi, dénoncent les inégalités. Yvette Guilbert titre son dernier récital Liaisons et trahisons amoureuses. Comme si elle réglait ses comptes à d’anciennes blessures pour faire la paix avec son passé, mais aussi pour dénoncer la lâcheté de l’homme et le courage de la femme et avancer toujours en direction d’une égalité plus grande entre les sexes, elle continue à lutter contre les préjugés, contre l’endoctrinement de l’apparence et de la beauté. Jusqu’à la fin de sa vie, elle contribue par son travail sans concession à l’émancipation de la femme. Elle meurt à l’hôtel de réfugiés Nègre Coste d’Aix-en- Provence en 1944, un an avant le droit de vote des femmes.

CD CHANSONS SANS GÊNE

c/o Frémeaux & Associés

Chant Nathalie Joly
Piano, trompette (7), chant (17) Jean Pierre Gesbert
Contrebasse Théo Girard (2-6-8-9-16)
Arrangements originaux, adaptations, compositions Nathalie Joly et Jean Pierre Gesbert

Égérie des cabarets montmartrois de la Belle Époque, Yvette Guilbert, dont les traits ont été immortalisés par Toulouse Lautrec, est une grande figure de notre patrimoine. La comédienne et chanteuse, Nathalie Joly, dont c’est le troisième disque consacré à la grande ambassadrice du parlé chanté, réalise un formidable travail d’interprétation et de mise en musique du répertoire de celle qui fut sans doute la première chanteuse moderne. L’univers de la « Diseuse fin de siècle », engagé, drôle, poétique, est empli d’une force et d’une audace que Nathalie Joly interprète avec justesse et pertinence. Une oeuvre intemporelle, annonciatrice de celle des grandes chanteuses à textes du XXe siècle, à laquelle Nathalie Joly redonne toute sa symbolique contemporaine. Patrick FRÉMEAUX

C’est en tombant par hasard, chez un bouquiniste, sur le recueil intitulé «Chansons sans gêne», qu’ Yvette Guilbert commence à chanter Léon Xanrof, dont les célèbres Chansons Parisiennes feront leurs heures de gloire au Chat noir. Les titres de Xanrof présents dans cet album (Sur la scène, Pourquoi n’êtes-vous pas venu?, Les dames trop mûres) sont moins connues, Yvette n’en a pas laissé de trace phonographique. Si l’on est certain que les chansons Fleur de berge, Le manque de mémoire, Moulin rouge et des inédits comme L’enfermée ou La buveuse d’absinthe … ont fait partie du large répertoire d’ Yvette Guilbert, on ne peut que supposer qu’elle ait interprété Les amis d’ Monsieur et Nous nous plumes de Fragson, ou A présent qu’t’es vieux de Paul Marinier, deux compositeurs qu’elle aimait chanter. En revanche, elle n’a sans doute pas chanté Das Mädchen mit den Schwefelhölzchen créé par Blandine Ebinger, mais a beaucoup tourné en Allemagne où elle a introduit son goût pour le cabaret et son style parlé chanté. S’ajoutent au contenu de cet album, des compositions et textes de notre spectacle, inspirés des écrits d’Yvette Guilbert qui était aussi chroniqueuse, romancière à ses heures, biographe et conférencière, poursuivant inlassablement par l’écrit son combat en faveur des femmes et de leur émancipation. Une chanson de Barbara complète ce tableau musical, qui aurait pu tout aussi bien appartenir au répertoire d’Yvette, avec lequel Barbara a commencé sa carrière. Nathalie Joly


Image


Image

Image

Image

Image

Image

Image

Image

Image

Crédits photos : © marche la route/ Arnold Jerocki/ Raphael Bianchi

Nathalie Joly chansons sans gene mars 2017 recto.jpeg Nathalie Joly chansons sans gene mars 2017 vieille grille version 5 def.jpeg

Contact

Production Marche la route 49 avenue Foch 75116 Paris - France Tel +33 (0)6 52 04 68 90 marchelaroute à gmail.com

Site : http://marchelaroute.free.fr

Production Marche la route en coréalisation avec le Théâtre de Lenche à Marseille, l'acb Scène Nationale de Bar le Duc, Théâtre La Piscine - Firmin Gémier Chatenay-Malabry, le Théâtre de la Tempête Cartoucherie. Remerciements à la BNF Richelieu et à la Bibliothèque musicale de Radio France. Créé avec le soutien de l'ADAMI et de la SPEDIDAM. Avec l’aide du CNV.

Chansons sans gêne - Extraits de presse

lemonde.jpg
LE MONDE 25 mars 2017
Nathalie Joly fait revivre la verve d'Yvette Guilbert
Terrifiantes, fantaisistes ou ploissonnes, les chansons empruntent à un vaste registre

Sylvain Siclier

DMPVD.jpg
DMPVD 14 mars 2017
Magnifique !


radiopfm.jpg
RadioPFM 16 janvier 2017
C'est remarquable. François Bellart





logoliberation.jpg

LIBERATION 2 décembre 2016
Une belle occasion de découvrir de formidables chansons. François-Xavier Gomez


lalsace.jpg
L'ALSACE 29 août 2016
Des pièces d'anthologie.

radioalbatros.jpg

RADIO ALBATROS 25 juillet 2016
A découvrir absolument. Didier Blons


lemonde.jpg
LE MONDE 10 juillet 2016
Un album précieux hors des modes et du temps. Sylvain Siclier

lagazettedesfestivals.jpg
LA GAZETTE DES FESTIVALS 9 juillet 2016
L'interprétation virtuose de Nathalie Joly (...) sa capacité à interpréter Yvette Guilbert, au sens fort du terme. Pénélope Patrix

webtheatre.jpg
WEBTHEATRE 19 mai 2016
Simon Abkarian a conçu un spectacle amplement théâtral. Nathalie Joly tournoie dans la scène du music-hall qui est aussi celle de l’histoire des femmes. Gilles Costaz

LogoAllegroTheatre.jpg
ALLEGRO THEATRE 15 mai 2016
Les qualités vocales de Nathalie Joly (qui s'y entend pour adopter le grain de voix de l'époque) qu'accompagne au piano, comme partenaire de jeu et surtout comme complice exceptionnellemet sensible jean-Pierre Gesbert. Joshka Schidlow

LogoTheatrotheque.jpg
LA THEATROTHEQUE 19 mai 2016
Une interprétation profonde et ressentie. Cyriel Tardivel


logofroggusdelight.jpg
FROGGY'S DELIGHT mai 2016
Un spectacle de qualité, inscrit dans la contemporanéité en hommage tant à la chanson française qu'à une femme de caractère. Martine Piazzon

logoliberation.jpg
LIBERATION 29 mai 2015
Un miraculeux équilibre entre l’humour et l’émotion. François-Xavier Gomez


LogoLaMarseillaise.jpg
LA MARSEILLAISE 25 mai 2015
Un éblouissement. Marjolaine Dihl

LogoLaProvence.jpg
LA PROVENCE 23 mai 2015
Chansons sans gêne, mais pas sans émotions. Philippe Faner

citizenkid.jpg
CITIZENKID 12 mai 2015
Concert qui laisse toute la famille sans voix. Hélène Saint-Martin