L’auteur (Gabriel Randon, dit Jehan-Rictus ) se produit au Cabaret des Quat’z-arts ainsi qu’au Chat Noir où il côtoie Gaston Couté, Erik Satie, Aristide Bruant. Ecrits en octosyllabes dans une langue populaire savoureuse, Les Soliloques du Pauvre (1897) donnent la parole à un personnage attachant, haut en couleurs, qui déambule, rêve et vitupère, dans le Paris des années 1900. L’auteur, ayant vécu lui-même pendant de longues années la vie misérable des errants de Paris, trouve naturellement les mots justes et bouleversants pour exprimer sa révolte, souvent teintée d’humour, de tendresse et d’ironie. Un texte de 110 ans… qui nous parle aussi d’aujourd’hui.

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