Il partira très vite pour Drancy, puis Auschwitz-Monowitz jusqu’au 18 janvier 1945. Il fera ensuite « la Marche de la Mort » durant quatre mois jusqu’à sa libération à Prague par des membres de la Résistance Tchécoslovaque. Il aura fallu 40 ans à Sam Braun pour témoigner. Une traversée du silence précieuse pour sortir d'Auschwitz et revenir à la vie. Une prise de parole vécue comme une seconde libération qui au fil du temps a forgé une certitude : la nécessité du « travail de mémoire » pour que la vie et l'espérance triomphent de la barbarie. Sam Braun nous explique à travers ce témoignage que chacun possède en lui une part d'ombre qui peut, dans certaines circonstances exceptionnelles, fabriquer des bourreaux. Ceux-ci, dont les SS sont l'archétype, assassinaient dans la journée des centaines de personnes sans s'émouvoir devant des pleurs d'enfant dont ils massacraient la famille, sans faiblir devant la détresse des mères auxquelles ils arrachaient les enfants et se comportaient le soir comme des hommes normaux, aimant leur femme et jouant avec leurs enfants comme tous les pères du monde .

D’après le livre Personne ne m’aurait cru, alors je me suis tu de Sam Braun, entretien avec Stéphane Guinoiseau (Ed. Albin Michel). Adaptation dramaturgique, mise en scène, interprétation : Patrick Olivier Musique sur scène : Guillaume Fontanarosa, violon - Samuel Zucca, accordéon Interprétation audiovisuelle : Claude Confortès Lumières & régie générale: Michel Baumann Montage vidéo : Philippe Baumann Construction décor : Christophe Malaval Graphisme affiche : Romain Hemmet Photographe : Christian Petit Remerciements à Anne Quesemand et Laurent Berman du Théâtre de la Vieille Grille pour leur aide, soutien et concours.

Vendredi 28 janvier, la représentation sera suivie de la dédicace du livre de Claude Confortès : De théâtre et d’eau fraîche (Editions de l'Amandier)

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A propos de … Personne ne m’aurait cru, alors je me suis tu.

Qui répondrait à l'obstination du crime, si ce n'est l'obstination du témoignage ? Albert Camus

Face à nous, un survivant de la Shoah, un rescapé des camps d’extermination et de « La Marche de la mort ».

Sam Braun 11 Libres de droits ©Trans Europe Théâtre.JPG

Face à nous, ces contemporains et les nouvelles générations, à la barre du tribunal de l’Histoire, cet homme, ce témoin - au sens littéral du terme - : personne pouvant attester d’un fait en vertu d’une connaissance directe, parle, évoque, transmet. Il parle au nom de tous ces êtres aux mêmes regards hébétés, aux yeux enfoncés bien loin dans les orbites et qui marchaient pliés en deux par le froid, la faim, les coups, la peur. Il témoigne au nom de tous ces êtres faméliques que les SS croyaient des sous-humains et qu'ils jetaient et brûlaient comme de simples morceaux, des Stuck comme ils disaient lorsqu'ils ne pouvaient plus servir à l'effort de guerre allemand. La mise en scène s’appuie sur la puissance du témoignage invoqué, de la présence solitaire de l’acteur, fractionnée uniquement par des séquences vidéos d’archives, de quelques vagues de musique échappées d’un violon ou d’un accordéon comme des lames de fond titanesques de l’esprit, de la culture, de la beauté partant à l’assaut de la barbarie humaine . Sur la scène vide, un rocher, une tombe, une bougie , des images et …le témoignage d’un homme qui nous rappelle que dès qu’on touche à la dignité d’un être humain, on saccage l’humanité tout entière, notre humanité. Patrick Olivier

Sam Braun 3 Libres de droits ©Trans Europe Théâtre.JPG

Le respect de la dignité de l’autre me semble être le ciment indispensable pour que l'utopie du "vivre ensemble" devienne un jour réalité. L’éducation comme prise de conscience de l’autre avec sa valeur et sa différence peut transformer les hommes. Son rôle est fondamental. C’est le pari humaniste que je fais. Sam Braun

Sam Braun 4 Libres de droits ©Trans Europe Théâtre.JPG

La Shoah appartient au passé mais elle est aussi le fondement toujours présent de nos interrogations contemporaines : ces années si lointaines et si proches jettent une ombre incontournable sur notre modernité. Face au cynisme et au vide, l’humanisme proposé et incarné par Sam Braun parie sur l’intelligence des hommes et sur leur éducation possible. Il interroge la « banalité du mal » et le parcours des Justes pour réaffirmer la confiance en l’humanité. Après et malgré Auschwitz. Stéphane Guinoiseau

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La presse a parlé de la précedente création de Patrick Olivier : Si c’est un homme de Primo Levi :

Le décor minimaliste souligne les paroles de l'unique acteur de cette pièce, « Si c'est un homme». A travers lui, c'est le chef-d’œuvre écrit par Primo Levi qui revit. LE PARISIEN

Indélébile *** A voir absolument. Patrick Olivier campe cet homme revenu de l’enfer et qui témoigne. Sans pathos, avec ce même ton distancié mais implacable qu’utilise l’écrivain.. L’HEBDO DU VAUCLUSE

Le travail de Patrick Olivier est à cette image, épuré, poignant, percutant. RADIO FRANCE BLEU

un flot d’émotions… émouvante représentation… A voir absolument !!! DERNIERES NOUVELLES D’ALSACE

La mise en scène est sobre et dépouillée. On est ému aux larmes tout au long de ce spectacle poignant et nécessaire… L’ARCHE MAGAZINE

Patrick Olivier a adapté ce texte difficile avec une mise en scène parfaite et un jeu sans erreur.OUEST-FRANCE Un spectacle étonnant,dans une ambiance de pénombre, sans éclats de voix ni sursauts LA DEPECHE DU MIDI

''Patrick Olivier nous amène à suivre les pas de Primo Levi, accompagné sobrement de quelques images projetées, quelques voix, et surtout le violon de Guillaume Fontanarosa. Un superbe spectacle !

Pour plus de renseignements visiter notre blog :http://transeuropetheatre.over-blog.com