« La légende hassidique, écrit le philosophe juif Martin Buber, a vu le jour dans d’étroites ruelles, dans des habitations insalubres…Un murmure l’a fait naître, un murmure l’a transmise de génération en génération… Je l’ai reçue et je l’ai racontée à mon tour… » …Alors à notre tour... Nous avons cueilli quelques-unes de ces histoires, contes de Rabbi Nahman de Bratslav, récits hassidiques, nous les avons cousus ensemble selon la vieille dramaturgie du tailleur et nous avons écrit des musiques pour leur donner un air d’hier tout à fait d’aujourd’hui…Voilà la charpente bancale de notre maison de contes yiddish que nous avons plantée à Kasrilevkè, bourgade juive mythique et imaginaire de Sholem Aleikhem. Qui mieux qu’un arbre peut rendre compte du bruissement de la légende ? Le nôtre est couché sur la place du marché, témoin bienveillant de tout un petit peuple, ces petits bonshommes qui courent et s’agitent, s’entraident, se querellent et vivent sans prendre le temps de vivre ni même regarder le ciel… Sur scène un arbre, un musicien, un comédien racontent avec des mots d’arbre, une clarinette aux sonorités klezmer, des mots d’homme… ils racontent à nos oreilles, qui diront à nos bouches, qui à leur tour… Aristide Demonico, comédien - Yannick Thépault, musicien. Sous l’œil bienveillant de Nathalie Soussana - Scénographie : Gérard Combes

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