Un long déroulant de papier calque fait défiler dans un castelet écran des calligrammes : lorsque tourne la manivelle de ce théâtre d’ombres, sorte d’orgue de barbarie visuel, une ville défile, lieu des rencontres et des fuites amoureuses, des séductions et des esquives, avec sa rue J-L Borgès, son quai Harpo Marx, sa place Benjamin Fondane, son avenue Cortazar, son passage Charles Trénet… Au son de l’accordéon, du cornet et du violoncelle, les lettres-images s’animent, deviennent personnages, chantent, racontent des histoires : un hymne à la typographie et au récit parlé, qui est aussi une réflexion sur le pouvoir du langage et le plaisir des mots. Avec Anne Quesemand, texte, mise en scène, accordéon - Laurent Berman, calligraphie, cornet, chant - Georges Denoix, violoncelle - Lumières et régie : Samuel Zucca. Le spectacle est adapté du livre Le Colporteur d'Images (Ed. Alternatives).

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